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La Collégiale

collegiale2.jpgMagnifique bâtisse à l’emplacement d’un ancien monastère irlandais, la Collégiale Saint-Feuillen vous ouvre ses portes et vous fait découvrir son riche passé…

En entrant dans le porche, vous pourrez découvrir une miniature, ébauche d’un monastère à l’image de ceux que les moines irlandais construisaient au VIIe siècle dans leur pays et probablement semblable à celui qui fut édifié à Fosses pour abriter saint Feuillen et ses compagnons, et servir de maison d’accueil à l’usage des missionnaires irlandais qui continuaient de venir sur le continent et parcouraient nos régions.Dans les toutes premières années du Xe siècle, le monastère fut cédé à une princesse carolingienne, Gisèle (Kisala), fille naturelle de Lothaire II, qui le donna à l’évêque de Liège, et vers 910, celui-ci transforma ce monastère en chapitre de chanoines. La collégiale comporte 4 parties principales : la tour et la crypte romanes (fin du XIe s.) ; le vaisseau et le chœur (refaits en 1721).

La collégiale de Fosses comprend 4 parties :

La tour romane (fin du Xe siècle)

Le bas de la tour servit d’église paroissiale de 1318 à 1724 ; elle comportait deux autels et une porte vers la ruelle qui traversait le premier rempart et donnait accès à la « ville des bourgeois »

Le vaisseau

Détruit à plusieurs reprises par faits de guerre, le vaisseau roman fut refait en 1723-1724 par Maître Paquay Barbier. Il comporte trois nefs de quatre travées, de style classique.

Le choeur

Le chœur est imposant en raison du nombre de chanoines : 30, ce qui en fait le plus important Chapitre de nos régions. A titre de comparaison, Notre-Dame de Namur n’ avait que 18 chanoines, Dinant 13, Walcourt 8. Les chanoines prenaient place dans les stalles hautes, les clercs dans les basses.

choeur.jpg

Les stalles, avec 60 sièges, dues à un artiste inconnu, furent placées au mois de juin 1524 ; elles offrent de splendides panneaux sculptés représentant des scènes de la vie de Saint Feuillen. L’autel monumental, dans un ensemble de style baroque, est encadré de 2 niches surmontées de statues du XVIe et renfermant deux reliquaires de St Feuillen, dont le buste, poinçonné 1699. Les hauts et beaux marbres de Rochefort, qui forment la fermeture du chœur, sont surmontés des aigles de la famille Clercx, prévôts de Fosses, auteurs de la restauration de 1721-1728.

Derrière les stalles, 8 grands tableaux pouvant être attribués à Henri Deprez représentent des scènes parfois légendaires de la vie du saint patron :

  •  la mère de saint Feuillen, condamnée au bûcher à cause de sa conversion au christianisme et de son mariage secret avec un prince irlandais, est sauvée par une fontaine jaillie du sol ; 
  •  Feuillen, Fursy et Ultain sont baptisés par leur oncle, l’évêque saint Brendan, abbé du monastère irlandais de Clainfurt ; 
  •  Feuillen est sacré évêque par le pape Martin V à Rome (épisode légendaire de la vie de saint Feuillen) ; 
  •  Feuillen, passé en Gaule, est accueilli par sainte Gertrude de Nivelles, fille de Pépin de Landen, maire du palais, qui lui donne la terre de Fosses ; 
  •  Feuillen construit le monastère et l’église de Fosses (par anachronisme, l’artiste a représenté l’église telle qu’elle se présentait en 1765) ; 
  •  Feuillen et ses trois compagnons sont massacrés au Roeulx, en revenant de Nivelles, en 655 ; 
  •  sainte Gertrude, guidée par une colonne de fumée, retrouve le corps de saint Feuillen ; 
  •  les restes de saint Feuillen sont ramenés, selon son désir, à Fosses : le chariot traverse le gué de la Sambre à Franière.
La crypte hors-choeur

En 974 arrive à la tête de l’évêché de Liège un homme remarquable et grand bâtisseur : Notger. Il fait agrandir l‘église presque à ses dimensions actuelles. Lors de l’élévation des reliques de saint Feuillen par l’évêque Henri de Verdun, en 1086, et pour favoriser le déroulement des pèlerinages, on décida de reculer le chevet et ses trois absidioles en construisant une « crypte hors chœur » avec un déambulatoire, permettant aux pèlerins un mouvement circulaire dans la collégiale (les 3 tours traditionnels), tout en passant sous les reliques du saint, placées dans un autel supérieur, selon la tradition des cryptes ; mais ici, il a suffi de contourner le chœur, ce qui a donné une crypte « hors-chœur », la seule qui subsiste encore en Belgique. Pour les chanoines, un escalier permettait d’approcher les reliques et l’autel ; on redescendait dans le crypte de l’autre côté, à présent fermé.

Les absidioles romanes (XIe s.) ont conservé leur fond en cul-de-four, sauf celle du centre qui fut agrandie en 1655 en style gothique : elle servait aux réunions de la Confrérie Notre-Dame depuis le XIIe siècle. En 1999 et 2001 deux petites fenêtres ont été ornées de vitraux représentant saint Feuillen et sainte Gertrude. Les piliers massifs et les voûtes romanes ont été enduites de crépi au début du XXe s.