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Histoire et Patrimoine

FOSSES fut connue dès l’antiquité celtique sous le nom de la rivière qui la traverse BEBRONA (beber, castor et ona, eau), actuellement la Biesme. Des vestiges gallo-romains ont été trouvés, lors de fouilles archéologiques sous la collégiale et près du Bois de la ville. Enfin, des sondages furent entrepris dans différents endroits, indiquant une occupation du Ier au IVe siècle prolongée même à l’époque mérovingienne. FOSSES renaît avec une fondation religieuse : vers 650, saint Feuillen, missionnaire irlandais, reçut en usufruit de sainte Itte, veuve de Pepin de Landen et de sa fille sainte Gertrude abbesse de Nivelles un vaste domaine riverain de la Biesme. Aidé de moines, il construisit, à l’emplacement de l’actuelle Place du Chapitre, le premier monastère irlandais de Belgique.

En 655, alors qu’il avait quitté Nivelles, St Feuillen fut assassiné par des voleurs en forêt Charbonnière près de Seneffe (Le Roeulx), son corps, ramené à Fosses selon son désir, fut l’objet de la vénération populaire. Vers 900 le monastère et ses dépendances sont cédés à l’évêque de Liège et, vers 910, les moines sont remplacés par un Chapitre de Chanoines.

Sous Notger, ils agrandissent l’église carolingienne et, au siècle suivant (vers 1090) construisent une véritable collégiale romane avec une tour et une crypte hors-chœur… En 974, le Prince-Evêque Notger avait obtenu de l’empereur Othon II le droit d’établir un marché franc, de forger monnaie, de percevoir le tonlieu et la redevance sur la fabrication de la bière. La ville se développe et elle connaît une période faste aux XIIe et XIIIe siècles. Cette époque voit aussi l’émancipation progressive de la bourgeoisie fossoise : juridiction locale (échevinage), sceau, essor du commerce : Fosses sera une des 22 « Bonnes Villes » de la Principauté de Liège. En 1267, un accord est conclu entre Fosses et l’évêque Henri deGueldre pour construire une halle dans l’enceinte communale, à l’emplacement de l’Hôtel de Ville actuel.

Notger avait déjà fortifié l’encloître d’un rempart ; en 1149, l’évêque Henri de Leez fit de même pour le reste de la cité : des murailles renforcées d’un chenal et ouvertes de quatre portes. On avait ainsi deux parties bien distinctes, enfermées dans leurs remparts respectifs et juxtaposées.

D’une part, la « VILLE DES CHANOINES » avec la collégiale, les maisons claustrales des chanoines, la pompe, le château du Prince et la Tour dite de Morialmé (donjon), avec la Porte de Leiche ou Porte du Chapitre, donnant vers le faubourg et l’extérieur, et la Porte du Vestit (curé) vers la Place du Marché.

D’autre part, la VILLE DES BOURGEOIS avec les habitations groupées dans différentes rues, avec la Porte Al Val (vers Franière ou la Basse-Sambre), la Porte Al Chenal (rue des Remparts : vers Brogne et Dinant), la Porte du Postil (Quatre-Bras actuels) et la Porte Al Froissin (vers Vitrival et Châtelet).

Après bien des vicissitudes et des guerres au cours des XVIe et XVIIe siècles, la ville avait perdu de son éclat et après la bataille de Fleurus, en 1794, les Français occupèrent notre pays. Le chapitre fut supprimé, ses biens vendus et Fosses devint chef-lieu du 6e Canton du département de Sambre-et-Meuse. Elle est maintenant une petite bourgade de la Province de Namur.


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